Expérience de Cheval Management

Actuellement en stage à Terre d’illich, Martine nous a proposé de découvrir le Cheval Management. Voici nos témoignages…

Tiphaine

Martine nous a expliqué le lien avec le management. Elle a repris l’histoire du cheval tout en nous invitant à nous imaginer cheval. Ce qui m’a marquée est que le cheval connaît la peur et que son large champ visuel lui permet d’être informé d’un danger rapidement.

Par la suite, Martine a montré l’ensemble des exercices que Laura et moi étions invitées à explorer avec Djaïne, la jument. Ces exercices ont pour but d’aller chercher, au plus profond de nous, les émotions qui vont permettre de teinter le message d’assurance et de confiance. Le cheval cherche à trouver des qualités de leader dans tous ses interlocuteurs.

Laura est passée avant moi, cela m’a aidée pour pouvoir à mon tour faire l’exercice avec le cheval. J’ai pu observer comment elle se comportait avec lui, mais aussi comment elle réagissait face à lui. J’en ai conclu que cet exercice est moins facile que je le pensais au départ.

Je suis à la base une personne peu sûre de moi, qui n’ose pas aller au bout de l’action, de peur que cela déplaise à la personne, et que je me sente jugée. Martine m’a affirmé que le cheval n’est pas là pour me juger, mais pour comprendre le message que je lui donne. Face à lui, je ressentais la peur de lui faire mal physiquement en utilisant le stick destiné à amplifier ma gestuelle. Elle est donc revenue dans le manège pour m’accompagner dans mon émotion, ce qui m’a permis d’affronter ma peur. Je me suis sentie alors plus sereine, et j’ai pu oser exprimer ce que je voulais demander au cheval.

Au cours de la séance, elle nous a posé la question « dans quelles émotions êtes-vous lorsque vous êtes motivés pour une tâche ? ». Les mots « colère » et « joie » me sont tout de suite venus: colère car ça m’aide à avancer, et joie car j’ai accompli ce que je désirais. A partir de ce moment, il faut connecter les gestes à l’émotion que l’on souhaite dégager afin que le cheval ressente la cohérence du message.

Au moment de s’arrêter, on redescend toute l’énergie fournie, et on se rend compte alors qu’on était en connexion avec le cheval, car il va en même temps que nous redescendre son énergie et s’arrêter.

Cette séance fût courte, mais très intéressante. Intéressante car j’ai découvert que la gestuelle était une forme de communication, et que les mots ne sont pas tout le temps nécessaires. Et également, car j’ai appris sur moi. J’ai amorcé une remise en question de certains de mes comportements relationnels.

Un dernier mot pour cette séance: MERCI.

Tiphaine

Laura

Tiphaine et moi avons vécu une expérience de Cheval Management avec Martine, qui nous a guidé et accompagné dans cette découverte. Nous avons choisi de travailler avec Djaïne, une magnifique jument noire.

Martine nous a d’abord fait un bref historique du cheval et nous a demandé de nous imaginer dans la peau d’un cheval afin de nous faire entrer dans l’univers de nos amis les équidés.

Dans Cheval Management, tout est basé sur la cohérence entre ce que l’on souhaite dire, notre idée de départ et notre comportement corporel c’est à dire le dynamisme et l’ampleur de nos mouvements.

Le début de notre exercice consistait à inviter le cheval à se déplacer pour nous permettre d’évoluer en toute liberté dans le manège sans lui faire peur mais en lui en faisant accepter notre demande. A Terre d’illich l’humain ne domine pas le cheval et inversement. Ensuite nous devions demander au cheval de marcher sur la piste et ensuite de le faire trotter. Tout ça avec un cheval en toute liberté bien évidemment !

Avec Tiphaine, nous avons été confrontées au fait que nous sommes trop « timide » dans l’inconnu. J’ai eu beaucoup de mal à me lâcher et aller chercher au plus profond de moi l’énergie la plus adéquate. Ma peur de l’inconnu m’a conduite à me restreindre moi même dans mes actions. Et si nous nous freinons, notre geste est incertain, manque de dynamisme et le cheval ne comprend pas notre message à cause de l’incohérence entre notre intention et notre comportement.

Une autre peur : celle de lui faire mal. En effet le geste dynamique m’a un peu impressionné mais Martine m’a poussée à m’interroger si « dynamique » était forcément synonyme de « violent« . Ce qui compte c’est l’intention : si je n’ai pas l’intention de lui faire mal je ne risque pas de lui faire mal. C’est un peu comme le chef d’orchestre qui fait passer toute l’énergie dans sa baguette pour montrer à son orchestre le message qu’il veut faire passer.

Il faut avant tout se faire confiance à soi, et savoir ce que l’on veut. Ensuite il faut que nos mouvements soient en accord avec notre pensée. Ce qui pour nous, semble « un peu plus dynamique » ne représente rien pour un cheval de 500Kg… Il faut savoir se faire entendre et surtout faire sentir par la présence et les mouvements. Le cheval nous perçoit par les mouvements et non par les mots. Ils peuvent nous aider à incarner d’avantage la dynamique nécessaire, mais n’aideront pas le cheval à comprendre ce qu’on lui demande… ça se saurait si les chevaux pouvaient utiliser les mots !

Le fait de voir Tiphaine travailler m’a fait me rendre compte de pleins de choses que je ne voyais pas lorsque j’étais sur la piste. En fait, il faut sans cesse apprendre à être en position d’observation tout en étant dans l’action.

A la fin de la séance, ma seule envie était de retourner dans le manège avec Djaïne pour apprendre à m’exprimer réellement avec toute ma personnalité et ma nature, sans avoir peur de la réaction du cheval. Si je réagis moi même en adéquation avec mon envie, le cheval va bien réagir car mon intention sera sincère.

Laura

http://terredillich.com Le monde selon les chevaux.

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